Le métier de garde du corps 2017-10-15T20:46:08+00:00

Le métier de garde du corps

ÊTES-VOUS FAIT POUR CE MÉTIER ?

La protection des personnalités est un métier qui a donné naissance à nombres de fantasmes. La PR (Protection Rapprochée) n’est pas un déploiement de force ou une démonstration de puissance. Elle est essentiellement un travail de prévention, bien souvent dans la plus parfaite discrétion.

Qu’est-ce que la protection rapprochée ?

En effet, notre image, née de préjugés excessifs, est malheureusement dans notre profession assez souvent écornée. Lorsque l’on ne connait pas la protection rapprochée, on s’imagine dans un costume noir rempli de muscles, lunettes de soleil sur le nez et armes à la ceinture, escorter une star ou un homme d’affaires pressé. Combien de fois entendons-nous au téléphone “je suis fait pour ce métier, je fais des arts martiaux et je mesure 1m90…”. Certes, cela peut être un bon départ, mais cela ne constitue pas une garantie de réussite, loin de là. L’un des enjeux d’une mission de protection de personne, c’est la discrétion : un garde du corps doit être capable de réduire le risque d’agressions ou d’accidents tout en assurant une vie des plus normales à son client, tout en restant en retrait. A titre d’exemple, le parent qui amène son enfant à l’école tous les matins, dans une France sous menace d’attentats, ne fait pas autre chose que cela ! A contrario, les “Protecteurs” en manque d’action qui attendent une occasion pour en découdre risquent de mettre en danger leur Personnalité. Bien sûr, se battre ou plus exactement « se défendre » fait partie du métier, on doit être en mesure de le faire à tout instant. Mais se protéger contre une agression par une intervention physique lors d’une mission est rarissime. Ce moyen doit être utilisé en dernier recours lorsque toute autre possibilité est vaine : une mission qui a nécessité la force physique n’est pas forcément une mission réussie. De fait, le travail en protection rapprochée ne doit pas être fondé exclusivement sur la culture de la force. Au Moyen-Age, les hommes entreprirent de construire des « châteaux forts »… le nom est éloquent. Pourtant, très peu de ces constructions furent invulnérables. La force n’est pas un rempart suffisant pour protéger efficacement une personnalité menacée : ceux qui font de la musculation en pensant que ce n’est que cela qui va protéger leur Personnalité se trompent lourdement et gravement. Car, bien qu’hostile, l’ennemi n’en n’est pas moins intelligent et il n’aurait aucun intérêt à attaquer sa cible sans avantages tactiques. «La meilleure défense, c’est la fuite».

Pourtant, l’image du « guerrier » est constamment entretenue par certains professionnels du secteur. Ceux-ci proposent des formations attrayantes d’agent secret expert en combat, afin d’attirer des stagiaires naïfs sans connaissance particulière du métier. C’est la raison pour laquelle ces centres de formation conçoivent leur publicité et souvent leurs formations presque exclusivement sur la guerre et le monde militaire (démonstration de combat, de tir, de progression tactique, etc… souvent en treillis militaire). C’est d’ailleurs une idée reçue de croire que parce que vous avez été un bon militaire, vous serez un bon APR. Le mot qui rime avec militaire, c’est le mot « intervention ». C’est ce terme que l’on retrouve dans la dénomination de certains services institutionnels tels que le GIGN, GIPN, RAID, souvent pris comme référence. Certains pensent que le garde du corps, c’est un militaire en civil. Pourtant il existe une différence fondamentale entre ces deux professionnels vis-à-vis de leur attitude face au danger : alors que le militaire « intervient » pour détruire la menace ennemie conformément aux ordres qu’il aura reçu, l’APR, lui, au contraire, recule devant le danger car il n’a pas pour vocation de combattre, mais de protéger son VIP en le soustrayant aux menaces et en lui faisant courir le moins de périls possibles. Notre réflexion et notre intelligence sont les atouts maîtres pour protéger notre Personnalité. L’ultime protection est la non-intervention… Ne dit-on pas « la porte la mieux protégée est celle que l’on peut laisser ouverte »… Même si un ex-militaire serait sans doute plus apte à réagir en mode dégradé, rien ne justifie qu’il soit un meilleur protecteur.
En revanche, nous recherchons dans notre métier des qualités personnelles telles que la rigueur, la structure, la résistance au stress, ce que beaucoup d’anciens militaires ont acquis durant leurs parcours. Cela n’empêche pas des civils d’avoir les mêmes qualités.

Qui peut faire ce métier ?

A priori, ce métier est comme beaucoup d’autres et il n’est pas nécessaire d’avoir un CV d’agent secret pour l’exercer, ni même d’avoir une expérience militaire (sauf pour les missions dites « contractor »). En revanche, c’est un métier demandant un certain nombre de prérequis techniques et humains dont il convient de prendre connaissance. Cette spécialité est naturellement ouverte aux femmes, qui sont malheureusement assez peu représentées dans la profession. Comme nous l’avons déjà évoqué l’utilisation de la force prend une part très minoritaire dans la protection d’une personne. Par ailleurs, une femme possède de précieuses prédispositions pour réussir dans la PR comme par exemple l’intuition, la capacité à mieux gérer un conflit ou encore la discrétion qui est une clef d’or dans un dispositif de sécurité. Et une femme APR est parfois plus à même d’accompagner une personnalité féminine.

Le plus important pour exercer ce métier, c’est d’avoir reçu une vraie formation de garde du corps.

Les conditions requises pour exercer.

Les centres de formations en général n’ont aucun intérêt à vous parlez des conditions d’accès à la formation ni d’accès au métier, car ils veulent maximiser leur profit et s’assurer qu’ils auront le plus possible de stagiaires présents dans leur formation. Si vous faites l’impasse sur les pré-requis pour travailler, vous risquez de le payer plus tard, lorsque vous chercherez des missions…

Les conditions d’accès à la formation sont les suivantes (pour faire la formation APR de FRANCE) :

  • Etre majeur et résider en France
  • Détenir la nationalité française ou titre de séjour valide
  • Savoir lire, écrire et parler français
  • Attestation responsabilité civile en cours de validité
  • Détenir le permis B
  • Casier judiciaire vierge
  • Autorisation préalable CNAPS
  • Certificat médical : pratique du sport, natation et tir sportif
  • Détenir un niveau V (BEP/CAP) ou expérience significative dans les métiers de la sécurité

Quant aux conditions d’accès à notre métier (pour trouver du travail après la formation) :

  • Une carte professionnelle (autorisation administrative, article L612-20 du livre VI du code de la sécurité intérieure)
  • Une solide formation en PR ainsi que les aptitudes personnelles spécifiques : bon sens, esprit d’initiative, attitude responsable, esprit d’analyse et de synthèse, contrôle de ses émotions,
  • Etre en forme (physiquement, psychiquement et moralement),
  • Pratiquer un art de combat ou de défense
  • Pas de contre-indication : troubles du comportement / maladies psychiques
  • De bonnes connaissances en informatique : savoir utiliser les outils de type traitement de texte et logiciels de présentation (de type PowerPoint), internet,
  • La pratique de l’anglais est indispensable pour travailler à l’étranger et largement recommandée en France,
  • Etre titulaire du permis de conduire B (idéalement A et B),
  • Avoir une maturité suffisante, être âgé d’au moins 25 ans,
  • Etre capable de vivre en communauté et de contrôler son ego,
  • Etre moralement irréprochable (ne pas avoir de casier judiciaire, par exemple).
  • Une expérience antérieure pouvant être valorisée est un plus : la pratique de langues étrangères, une spécialisation dans la sûreté, la police, ou bien dans la gendarmerie ; venir d’un régiment spécial ou bien être un ancien professionnel de sport de combat

Comment choisir sa formation ?

Une formation APR ne ressemble pas à une formation APS… En effet, les référentiels de formation APS (Agent de Prévention et de Sécurité) ont été établis au niveau national (ce qu’on appelle un CQP), et validés par l’ensemble des professionnels de la branche. En revanche, les formations APR (Agent de Protection Rapprochée) ont été créées par chaque école de garde du corps en France, et écrit en général par une seule personne.  Cette personne a établi sur la base de son inspiration, de son expertise, de son expérience, … un référentiel de compétences du métier, l’a déposé à la CNCP, qui le valide en tant que diplôme officiel que l’Etat s’engage à reconnaître. Cela s’appelle un titre RNCP. C’est la raison pour laquelle il y a plusieurs titres RNCP de garde du corps en France. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un titre RNCP est surtout validé par les représentants de l’Etat (CNCP) au travers de la pédagogie d’apprentissage, et non au niveau de son contenu : si il manque des choses, le titre peut quand même être validé par les autorités. Établir un référentiel de compétences complet est particulièrement difficile et peu de centres y parviennent correctement.

Aussi, vous avez en France des diplômes APR dont les contenus n’ont rien n’à voir les uns avec les autres… Comprendre cela est important pour choisir le centre auquel vous allez confier la lourde responsabilité de vous former. Cela va déterminer l’avenir de votre carrière… Certains gardes du corps se font former dans certaines écoles, qui utilisent certains contenus incomplets ou carrément en décalage avec la pratique de notre métier. Ces gens-là sortent certes diplômés de ces centres de formation, mais sans connaissance ni compétences sur le métier, et donc sans avenir dans le métier.

Aussi, il faut s’attarder sur le centre que vous avez sélectionné afin de vous assurer qu’il s’agisse d’un centre de formation qui saura vous dispenser le maximum de compétences nécessaires pour la pratique du métier.

Voici quelques points importants à vérifier :

Le diplôme doit être reconnu par l’Etat français. Bien sur, c’est le tout premier critère incontournable et obligatoire : obtenir un diplôme reconnu par l’Etat. La mention « RNCP » doit figurer clairement et en toutes lettres sur le devis que le centre de formation vous remet. Certains centres possèdent un diplôme RNCP à leur nom (comme APR de FRANCE), d’autres centres le louent aux premiers, et le dispensent comme ils le peuvent, ou comme ils le veulent…

Le référentiel de compétence. Ainsi que nous l’avons vu, le centre de formation doit vous former selon un programme qui garantit la présence de tous les champs de compétences nécessaires à l’exercice de la protection rapprochée. Attardez-vous sur le contenu des modules de formation proposé. Restez vigilant sur la panoplie d’exercices en plein air que l’on vous propose : les exercices physiques doivent prendre une part modeste. Un juste milieu est nécessaire pour une formation complète.

Les formateurs. Pour délivrer ces compétences, il est ensuite nécessaire de mobiliser des formateurs spécialisés. Or certains centres, par souci de gagner de l’argent rapidement, font l’impasse sur ce point et remplissent leurs formations d’apprentissages sans rapport au métier. Par exemple, ils vont vous faire tirer au pistolet durant des jours, manipuler des armes lourdes ou des explosifs, ou vous faire faire des footings et des tractions, car des instructeurs militaires ou sportifs sont plus faciles à trouver. De surcroît, afin de faire croire que les formateurs sont très compétents, ils disent que tel formateur sort d’une unité spéciale d’intervention de la police, de l’armée, ou de la gendarmerie. Cela n’abuse que les débutants, car la protection rapprochée est un métier à part entière, sans aucun équivalent avec les métiers des policiers, gendarmes ou militaires (à l’exception de ceux qui y ont été formés spécifiquement).

L’équipe pédagogique. L’ensemble des compétences pour exercer le métier de garde du corps est vaste, très vaste. Aussi, repérez les centres de formation avec une équipe conséquente de formateurs. Il n’est pas concevable d’être formé au métier par un seul formateur… Par ailleurs, certains centres de formation changent de formateurs régulièrement, au grès des offres de salaire qu’ils reçoivent : un formateur ne devrait pas être sélectionné parce qu’il n’est pas cher, mais parce qu’il est compétent.

La spécialisation du centre. S’agit-il d’un centre spécialisé, qui ne délivre qu’une formation en protection rapprochée et qui, a priori, aura plus de chance d’être bon dans la seule formation qu’il offre, ou d’un centre généraliste qui propose un vaste catalogue de formation pour générer le maximum de chiffre d’affaire ?

La notoriété du centre. Beaucoup d’anciens stagiaires en protection rapprochée se sont exprimés sur les réseaux sociaux, quand à la valeur de tel ou tel centre. Ne cherchez pas forcément les mauvais centres, car la loi n’autorise pas les gens à dénoncer leurs mauvaises expériences. En revanche, cherchez les bons centres, car les anciens stagiaires contents le diront. Une petite enquête d’un jour où deux sur internet et les réseaux sociaux n’est pas de trop pour vous assurer que la réputation du centre que vous allez choisir est bonne. Et si la réputation du centre est bonne, vous pourrez le faire valoir quand vous présenterez votre CV pour vos futures missions.

L’existence légale du centre de formation (à vérifier sur société.com).

Afin de vous aider à comprendre notre métier, et vous donner des bases de réflexion, nous vous invitons à consulter notre base documentaire. Celle-ci est constituée d’articles traitant de la protection rapprochée, et des spécialisations nécessaires qui tournent autour. Vous pourrez ainsi vous constituer une culture générale de notre profession, qui vous permettra de vous orienter ou de vous guider lors de choix à faire.

A l’inverse, les critères que l’on vous présente et qui devraient vous rendre méfiant…

Les références au paramilitaire. Sachez faire la différence entre paramilitaire et protection rapprochée (l’un n’est pas l’autre et inversement). Si vous souhaitez devenir un combattant, dirigez-vous plutôt vers des métiers tels que militaire pour une armée régulière ou privée de type « Académie » (ex-Black Water), ou pourquoi pas, devenez boxeur professionnel. Bref, méfiez-vous des références uniques au militaire ou paramilitaire pour justifier de la compétence du centre ou de ses formateurs.

Les formations terre / mer / air et bientôt espace… soyons sérieux. Un APR travaille sur terre et si il prend l’avion ou le yacht de son VIP, il n’a besoin d’aucune autre qualification. Toutes les compétences que l’on doit maîtriser font partie d’une et unique formation APR. La protection en mer concerne un autre diplôme (APPN) et il s’agit d’un autre métier, qui n’a absolument rien n’a voir avec l’APR. Quant à l’air, certains n’ont pas peur de vous proposer des baptêmes en hélicoptère ou en avion… Ce sont sans doute des offres alléchantes, qui attirent les gens qui ne connaissent pas le métier, mais vous allez perdre votre temps et votre argent…

Les références aux pays exotiques, faites pour faire rêver… Si vous souhaitez voyager, préférez une agence de voyage à un centre de formation en protection rapprochée. Une formation à l’étranger ne vous assure pas de la qualité de l’enseignement donné par les instructeurs, ni par le centre. C’est même souvent le contraire, la législation du pays où vous pratiquerez étant primordiale dans le métier (par exemple, on ne travaille pas de la même façon aux Etats-Unis qu’en France). D’ailleurs, pour pouvoir dispenser des cours en français, de tels centres emploient bien souvent des français. Dès lors, quel est l’intérêt de dépenser de l’argent dans un billet d’avion ? Qui plus est, les personnes qui reviennent de l’étranger où ils ont accompli une formation avec des armes, sont susceptibles de se faire ficher par les services de l’Etat.

Les références à la taille de l’entreprise : il ne suffit pas d’être gros pour être bon, ni d’exposer plusieurs dizaines de stagiaires en photo, alors que la loi n’autorise que 12 stagiaires maximum par session de formation.

Les formations à plusieurs étages : APR1, APR2, APR3… Le cancer de notre profession ! Cela signifie qu’on vous permettrait de travailler avec seulement une partie des compétences ?… Si APR1 suffit pour travailler, pour quelle raison devrait-on faire l’APR 3 dans un métier ou il faut être au top ?.. Ces formations à plusieurs étages sont proposées aux gens qui ont plus ou moins de moyens, et qui s’adaptent à leur budget. Si vous n’avez pas beaucoup de d’argent, prenez donc l’APR1… Ces formations sont uniquement destinées à faire rentrer de l’argent dans les caisses du centre de formation, elles ne vous apporteront rien et sont à éviter absolument !

Les cadeaux « bonux ». Fut un temps, une lessive du même nom proposait aux ménagères qui achetaient de la lessive, un cadeau à l’intérieur du paquet, car les agences de publicité se rendirent compte que la ménagère faisait souvent ses courses avec ses enfants et que les enfants insistaient pour avoir la lessive qui offrait un cadeau… Certains centres de formation en protection rapprochée utilisent cette stratégie grossière et vous proposent, avec leur formation APR, des formations et des diplômes (reconnus ou non) qui n’ont rien à voir avec le métier de protection de personne (diplôme VTC, myriade de diplômes de tir, diplôme d’utilisation d’explosif, baptême dans un avion ou un hélicoptère, diplôme d’alpinisme, diplômes étrangers en tout genre, etc…). Certains centres vous proposent d’aller vous former au bout du monde pour vous faire rêver… Pour exercer le métier de la Protection Rapprochée, vous avez besoin d’une solide formation en protection rapprochée et rien de plus, et si vous vous trompez, vous compromettez vos chances de pouvoir travailler un jour comme garde du corps.

Les promesses qui ne peuvent pas être tenues. Souvent, certains centres mettent en avant des embauches pour tous, ou pour la plupart de leurs anciens stagiaires. Il est extrêmement rare d’avoir, dans notre métier, des missions connues des semaines voire des mois à l’avance, et surtout pour des gens qui ne sont pas connus dans le métier. Aussi, méfiez-vous des promesses trop belles pour être vraies. Le travail viendra à vous lorsque vous aurez prouvé votre valeur sur le terrain et que vous vous serez construit votre propre réseau, pas avant.

Des promesses de diplôme. L’obtention du diplôme sera toujours conditionnée par votre réussite à l’examen, en tous cas, il devrait l’être. Si le centre de formation vous promet que vous obtiendrez le diplôme, cela signifie que faire la formation n’est pas nécessaire, ou que l’examen n’est pas un vrai examen. Votre diplôme sera donc sans valeur, et votre carrière sans travail.

La référence à des diplômes que vous ne connaissez pas. Si l’on vous propose un diplôme dont vous ne connaissez pas l’acronyme, renseignez-vous absolument pour savoir de quel diplôme il s’agit. Est-ce un vrai diplôme ? Est-il reconnu ? Où et par qui ? A-t’ il un rapport avec la protection rapprochée ? Et même si ce centre est au-dessus de tout soupçon, ne dit-on pas que la confiance n’exclut pas le contrôle ?…

La carte européenne ou internationale : c’est un peu comme le Père Noel : tout le monde en parle, mais personne ne l’a jamais vue…. il n’existe aucune carte de ce genre. Les autorisations de travailler sont nationales et uniquement nationales. Si vous souhaitez travailler en Angleterre, il vous faut la SIA. Si vous souhaitez travailler en France, c’est la carte pro française, etc… La seule exception concerne les zones de guerre, ou la SIA est souvent demandées (souvent ne signifie pas toujours…). Les centres qui prétendent délivrer une carte européenne ou internationale montrent qu’ils ne connaissent pas la législation, ou pire, qu’ils vous mentent.

« Elu meilleur de l’année » … Il n’existe aucune autorité indépendante et reconnue délivrant des titres de type « meilleur centre de formation d’Europe ou du Monde »… Ces titres sont inventés par les centres eux-mêmes, ou par des structures commerciales contre rémunération, pour vous induire en erreur. Si un centre est obligé de vous mentir pour vous faire venir, c’est qu’il ne sait pas mettre en avant son savoir-faire et son expertise ou qu’il n’en n’a pas.

Vidéo particulièrement édifiante… Il s’agit d’un groupe d’européens voulant se former à la protection rapprochée via un centre de formation qui leur a facturé 5000€ une formation au bout du monde où les stagiaires ont fini assignés à résidence durant plusieurs jours… De telles formations ne permettent pas de travailler

Etre garde du corps, mais après ?

Si vous êtes prêt à vous lancer dans ce métier, vous devez avoir une vision claire de la situation. Il y a du travail en France malgré les dire, mais pour ceux qui ont suivi une formation sérieuse. Pour les autres, ils sont exclus du circuit. Le plus fastidieux sera de pénétrer les bons réseaux et vous faire une place. C’est un milieu fermé mais pas imperméable. Il vous faudra du temps et de la patience afin d’être reconnu aux yeux des clients. N’hésitez pas à accepter de petites missions au départ, elles sont souvent là pour vous tester. Ne loupez aucun appel téléphonique, les professionnels n’attendent pas après vous pour vous donner du travail. N’hésitez pas à vous déplacer, ce métier demande de la mobilité. Ne soyez pas trop exigeant en salaire sur vos premières missions. Cela se passe souvent comme au poker : il faut payer pour voir… N’oubliez pas que les valeurs humaines sont toutes aussi importantes que les compétences professionnelles. Ne négligez pas votre environnement familial, qui doit accepter qu’il n’y ait pas de routine dans le métier. Vous pouvez partir plusieurs semaines, et confidentialité oblige, vos conjoints ne sauront pas forcément pour où ni pour quoi. N’hésitez pas à vous former « APS » (agent de prévention et de sécurité) vous profiterez alors d’une double compétence qui vous sera utile au cas où vous ne trouveriez pas de mission en tant que garde du corps. Elle vous sera également profitable pour intégrer plus rapidement le vivier des donneurs d’ordres. Enfin, pratiquez régulièrement les disciplines qui feront dorénavant parties de votre nouvelle vie : arts martiaux, tir sportif, perfectionnement en langues étrangères, secourisme, conduite, mise à jour de vos qualifications…

Les réseaux qui vous permettront de travailler sont de différentes natures. Tout d’abord, les réseaux «officiels». En France comme à l’étranger, des sociétés de protection de personnes proposent leurs services. Lorsqu’elles sont sollicitées pour des missions, elles recrutent les agents dans leur base de données. On trouve ces sociétés en les cherchant sur internet (mots clefs : garde du corps, protection de personnes, protection rapprochée, etc…). C’est le premier endroit où il faut se trouver. Puis, les réseaux plus «privés» sont ceux dans lesquels vous rentrez par «bouche-à-oreille». Ces réseaux sont de nature très variables. Ça peut être les anciens stagiaires d’un centre de formation qui, comme nos Anciens de chez APR DE FRANCE, se font passer les informations entre eux pour trouver des missions. A cette attention, nos anciens stagiaires se retrouvent sur la la page FACEBOOK « Les APR DE FRANCE« . Ça peut être des Familles qui sont régulièrement demandeuses de protection (familles Saoudiennes ou Russes par exemple). Enfin, ces réseaux peuvent être constitués de sociétés de protection, comme les premières que nous citions, mais qui ne font aucune publicité quant à leur existence, et qui recrutent uniquement par cooptation, en s’adressant par exemple aux centres de formation sérieux comme le notre, qui peuvent leur proposer des candidatures sur mesure.

Les protections de personnes concernent les personnalités en vacances (périodes estivales et hivernales, dans les lieux cotés et fréquentés), les personnalités dans le cadre de leurs activités professionnelles (assemblées d’actionnaires, plans sociaux, etc…) ou des personnalités connues ou non, sous le joug d’une menace particulière (conflits, héritages, géopolitique, etc…)